HOME FOLK

Du mercredi 25 juin au dimanche 6 juillet 2014

Asmaa Betit

L'espace Saint-Nazaire accueille l'exposition Home Folk, qui propose une large médiation sur les multiples de l'art.
Ces différentes formes au travers de médiums plastiques témoignent de la richesse et de la diversité de l'art contemporain.
Que ce soit de la peinture à l'art du textile, du dessin à la sculpture, de la photographie à la performance, ces éléments rassemblés confèrent des commentaires spécifiques à une singularité de diffusion.
Quelles que soient leurs périodes, toute publication a su renouveler les idées de l'art et ses médiums.
L'exposition Home Folk ne réinvente pas, mais rappelle l'importance de ne pas sélectionner une forme au mépris des autres.
De ne sans cesse chercher d'innombrables formes d'expression pour en écarter ses limites, ce que nous ne devons pas oublier.
Six artistes proposent de ne pas oublier, à travers leur média, l'évolution de l'art au moyen plastique de leur interrogation culturelle :
Asmaa Betit
Yassine Boussaadoun
Mathurin Louis
Jean-Christophe Marquez
Charlotte Mas
Adrien Perez


Exposition du mercredi 25 juin au dimanche 6 juillet 2014 à l'Espace Saint-Nazaire
Ouvert tous les jours de 14h à 19h, sauf le lundi
Les mercredis de 10h à 12h et de 14h à 19h

Asmaa BetitYassine BoussaadounJean-Christophe Marquez


Les artistes :

Asmaa Betit


"Être à la fois l'une et l'autre, me dévoiler sans détour à travers des "je" d'équilibristes, de multiples ou d'invisibilités. Je développe au travers de mes images photographiques un principe de dualité - issu de ma double culture - dans laquelle je construis sous de multiples formes des mises en scène où j'interviens de manière furtive. Ces narrations se construisent via le cinéma, la peinture, la musique, la littérature, la poésie, les contes, l'opéra, les mythes et le théâtre. Les méthodes de constructions que je mets en place sont proches de l'idée de Jacques Rancière où "le réel doit être frictionné pour être pensé". C'est pour mieux repenser à travers lui le principe de dualité que je mets en place dans mes images.
Par ma double culture, franco-marocaine, je brouille les pistes d'une identité, l'effiloche, la façonne de manière à ce qu'elle s'intègre un instant dans le réel. Ce n'est pas seulement interroger la photographie et son mode de représentation, mais convoquer deux mondes à la fois situés entre rêve et réalité, vie et représentation, fantasme et interdit. Un jeu étrange s'opère entre apparition et disparition dans des décors mouvants. Elles sont à regarder par une petite porte dérobée restée entre-ouverte, où l'on devient à la fois témoin et spectateur. Je m'interroge sur le rôle et la place que doit tenir la femme dans un contexte social et culturel. Je cherche ma place dans des espaces dans lesquels je me fonds, me dédouble, me confonds, me dévoile, me cache.
Les différentes facettes du double ne doivent pas être lus comme simple altérité de soi, mais plutôt comme une lecture duelle induite par le prisme de ma double culture. Je m'efforce de mêler deux histoires, deux univers qui se reconnaissent mais ne se côtoient pas. Mes interventions crée une sorte d'instant fugitif où l'équilibre des objets, de l'espace et de l'individu ne forment qu'un. Je suis l'héroïne de ma propre histoire et comme Alice lorsque je me réveille je me demande qui a rêvé de tout cela".

Yassine Boussaadoun


Dessine, mais il est tout à la fois performeur, vidéaste, sculpteur et interroge au sens large la forme plastique. Une forme poursuivie par ses possibilités de rencontre. C'est toujours une confrontation entre facteur connu et inconnu. Cela lui permet une ouverture de forme et une approche nuancée à la recherche du mot plastikos. D'évidence, il y a un goût certain pour la technique, avec tout ce qu'elle peut avoir y compris de laborieux, qu'il aime quant à lui pousser jusqu'à la virtuosité et jusqu'à l'absurde. Car il y aurait certes moyen, souvent, de faire plus simple, ou d'obtenir plus d'effet au regard des efforts déployés ! Mais tout le sens, précisément, n'est-il pas dans cette disproportion vis-à-vis des normes, ici de production ?
S'il arrive que les sujets retenus se réfèrent directement au politique, c'est à ce niveau-là surtout que se joue la vraie dimension politique de ses pièces-sculpture, dessins ou bien encore performance, cet autre médium qu'il pratique d'abondance : dans cette liberté assumée et même revendiquée de ne pas correspondre aux normes, quelles qu'elles soient.
Prenant essence sur des artistes comme Leonardo Da Vinci, Jimmy Durahm, Christophe Tarkos, Yassine Boussaadoun cherche des intérêts au-delà de la limite, pourchassant les expériences inattendues.

 


Mathurin Louis


"Mon travail tourne énormément autour de la peinture, née de divers croquis de la vie de tous les jours. C'est sur la toile même que tout prend forme. Les personnages communiquent, expérimentent entre eux, tout ceci dans des structures épurées, très colorées. Ce qui génère des scènes surréalistes, aux actions souvent ridicules, critiquant ou juste observant la vie étrange que nous menons. La plupart de mes travaux tournent donc généralement sur des associations qui peuvent paraître hasardeuses, boiteuses, jouant sur le support même où il est posé (métal, bois, plastique...) mais qui, dans sa finalité, apporte une vision différente du monde qui nous entoure".

Jean-Christophe Marquez


"Mon travail plastique procède toujours d'un même cheminement. Le monde n'est pas donné, il est à construire, à explorer. Au cours de déambulations et de flâneries, j'essaie de porter sur le réel un regard émancipé. Je cherche à me constituer un stock d'objets et de matériaux qui servira de réserve matériologique à mon travail plastique. Ce stock est constitué des éléments dans lesquels j'ai perçu des potentialités plastiques évidentes et qui ont répondu favorablement à mon ratio prix/plasticité. Comment révéler simplement la plasticité des choses qui nous entoure ? Comment l'acte sculptural peut-il permettre d'enrichir les objets et les matériaux du quotidien d'un sens nouveau en les questionnant ? Comment exprimer les qualités physiques et esthétiques d'un matériau, d'un objet courant ?
Ma pratique s'articule également autour d'un requestionnement de la notion d'objet d'art : la vidéo n'est que la trace documentaire d'une action et les sculptures ne sont pas pérennes dans le temps.
Je cherche plutôt à valoriser un processus, dans lequel le bricolage m'apparaît comme l'attitude la plus honnête à adopter".

Charlotte Mas


"Mon intérêt pour l'iconographie de la publicité des années cinquante, et ma passion pour la collecte des revues de cette époque, sous-tend une grande partie de mon travail. Cette iconographie témoignait d'un changement d'époque, d'un basculement, d'une économie domestique vers la société de consommation. Une partie de mon travail consiste à la réactualisation, dans le cadre d'une démarche artistique, de certaines pratiques issues de cette économie domestique finissante. Cet intérêt, souvent à base de tissu récupéré, utilise la couture, la broderie et l'impression pour réunir un ensemble d'éléments hétéroclites, déployé dans l'espace ou dans les carnets. Le travail de broderie et de couture implique l'utilisation de ligne et de trait, ce qui prolonge ainsi le deuxième aspect de ma pratique artistique, qui est le dessin. Mes dessins explorent les nuances d'attitudes d'une série de "nanas", à partir d'un kit contenant un vocabulaire générique, qui me permet de regarder les femmes à travers un prisme ironique.
Cette ironie est présente aussi dans mes pratiques mixed-media qui explorent, elles aussi, les activités "féminines" dans un contexte post-féministe.
En effet la réflexion de certaines théoriciennes sur cette notion semble en adéquation avec la lecture de ces pratiques féminines en ce début du XXI ème siècle. Ce positionnement m'offre des perspectives à des installations toujours issues de cette économie domestique, mais utilisant des matériaux autres que le textile, tout en me laissant la possibilité de continuer ma pratique de dessin et mixed-media".

Adrien Perez


"Dans la majorité des cas, les productions sont issues de questionnement simple, sur l'essence même de l'art et tout ce qui satellite autour d'elle. Toutes sortes de déclinaisons prennent formes et sont souvent revendicatrices d'opinions. Une idiotie qu'y propose!
"La poésie commence lorsqu'un idiot dit de la mer : on dirait de l'huile". Cesare Pavese
L intérêt de l'idiotie ne réside pas dans le spectacle qu'elle donne d'elle-même, mais plutôt dans l'espèce de poudre volatile qu'elle abandonne sur le carreau : débris toxiques, produits de son carnage".

Contact presse Service culturel : 04 94 32 97 89
Service Communication : Isabelle Armand et Evelyne Mériadec - Tel 04 94 32 97 37
Site internet : www.sanarysurmer.com

 

Charlotte MasCharlotte MasCharlotte Mas


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