Recherche personnalisée
|
|
visitez aussi ![]() ![]() |
![]() 23 août 44: la libération de Sanary VILe dernier nettoyage Le lieutenant-colonel Van Hecke qui commande le 7e Chasseurs d'Afrique part de Bandol le 23 août 1944 à 8h, en direction de Sanary toujours occupé par 300 soldats allemands. A la minute même de sa libération, Sanary attend dans l’angoisse la mort des quais et sans doute de la ville entière quand sauteront les fourneaux de mine, espacés de vingt en vingt mètres, chargés d’explosifs dont les spécialistes disent le plus grand bien. Peu avant la reddition du dernier fort, ordre est donné de déchaîner la catastrophe. A quoi répond un grand silence. Estimant inutile ce tremblement de terre, un sous-officier allemand a sectionné les fils de contact. Mais il s’en est fallu de peu. A 10h la ville est enfin libérée. Les Allemands du Colombet se rendent, ainsi que l’infanterie allemande de la région et la batterie de Pierredon qui capitule aussi. Des Allemands tirent encore entre les deux collines des Playes. Et puis, vers la fin de l'après-midi, des soldats français apparaissent: du côté de Bandol, à l'ouest, c'est le peloton du lieutenant Caniot, du 2e régiment de Spahis; vers La Seyne, c'est le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais.
En tête du cortège défilant sur le port de Sanary cet après-midi du 23 août, se trouvent Jean Cavet, président de la commission municipale, le Colonel commandant la division coloniale, le Commandant et les officiers d’Etat-Major, Paul Tassy, vice-Président de la Commission municipale, André Isnard, porte-drapeau des anciens combattants de 1914-1918. Le 24 août, désigné par les forces françaises de l’intérieur (FFI), Jean Cavet est nommé président de la délégation municipale pour gérer la commune. Puis on commence à arrêter des personnes, dont le Maire, le docteur Plazy. Le 25 août, le fort d’Artigues et Malbousquet tombent, la Cride se rend, mais le Peyras continue de tirer sur Sanary. Des pourparlers sont en cours avec le Fort de Six-Fours dont la garnison allemande capitulera le 26 à midi après avoir détruit une partie de son matériel, et les différents points d’appui qui en dépendent. Le danger de voir des Allemands tenter de fuir Toulon en se faufilant à travers les lignes alliés - quelques uns sont d’ailleurs faits prisonniers à hauteur du cimetière de Sanary, et les gorges d’Ollioules sont infestées de “boches”, provoque vers midi une tragique méprise des spahis du peloton Caniot qui tirent sur des hommes à proximité de la Vernette, et tuent deux tirailleurs de la 10ème compagnie du 13e Régiment de tirailleurs Sénégalais, cantonné à Sanary, dont Soro Katenefoa. Le 30 octobre, plus de deux mois après la libération de Sanary, on enregistrera encore un décès du fait de la guerre. Le 26 août, on assiste à un tir massif de tous les croiseurs et de la Lorraine contre la batterie de Cépet qui réagit pour la dernière fois. La Seyne et la presqu’île de Sicié sont nettoyés, et le fort de Six-Fours se rend, la batterie du Peyras fait de même. L'Amiral Ruhfus, réfugié à Saint-Mandrier, consent à déposer les armes, le 28 août 1944 à 8 heures du matin, après une intervention de nos deux Sanaryens, MM. Muhlethaler et Roethlisberger. Jacques Glade gagne Toulon pour participer au nettoyage de la ville où la 90ème division coloniale fait son entrée officielle le 27 août 1944. L’arsenal n’est plus qu’un amas de ruines. Le 13ème RTS relève l’unité du lieutenant-colonel Van Hecke qui doit rejoindre la 1ère division blindée sur les bords du Rhône.
|
|