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patrimoine

  • Un événement oublié - février 1871
  • Fréquentations antiques du port de Sanary
  • Les armoiries de Sanary
  • Genèse
  • Géologie du territoire Sanaryen

  • Le Port de Sanary (2)

    Extension des affaires maritimes 11

    Quant à Joseph Reboul, marin fait prisonnier et conduit dans les prisons musulmanes, où il s’est converti à l’Islam, il est rétabli dans la foi chrétienne après avoir été délivré, le 3 mai 1705.

    Le port de commerce est cependant florissant. La bourgeoisie de Saint-Nazaire investit dans l’armement naval comme l’indiquent un certain nombre de faits qui touchent à la navigation commerciale. C'est ainsi que l'Intendant Lebret s’occupe d'une affaire de nolissement entre un capitaine sanaryen Bernard et l'envoyé de Tripoli, affaire aggravée par la prise d’un autre vaisseau par les Flamands. Plus tard on apprendra qu’un armateur sanaryen, Granet, est poursuivi en justice par le consul de France à Istamboul parce qu’il fait la guerre de course tantôt sous pavillon turc, tantôt sous pavillon français, avec un bâtiment commandé par un Napolitain.

    Mais il y a aussi beaucoup de marins pêcheurs gênés par les madragues qui interdisent toute pêche dans leurs eaux lorsqu’elles sont en exploitation, c’est-à-dire du 1er avril au 1er octobre. Ce qui restreint considérablement l'exercice de la pêche libre qui occupe bon nombre de patrons. Comme nous l’avons vu précédemment, l'exploitation des madragues avait été accordée à Boyer de Bandol par le roi Henri IV. En 1701, elle passe au comte de Vintimille du Luc, dont un envoyé se rend à Saint-Nazaire, où les marins sont réputés, afin de choisir le raïs de la madrague des Embiez, tandis que Joseph Granet sera à la tête d’une autre madrague. Une vingtaine de femmes sont recrutées pour réparer les filets“22 Avril 1701 - Messieurs les consuls. Je vous envoie, Messieurs, le sieur Pascal qui va pour choisir un Rais de Madrague, je vous serais très obligé de donner tous vos soins, pour qûe le dit Rais soit le meilleur de tout votre pays, je compte aussi sur Joseph Granet pour Rais d'une autre madrague. Je vous prie encore de faire trouver le plus de femmes que vous pourrez car cela m'est absolument nécessaire, au moins une vingtaine de femmes. Je suis de tout coeur messieurs votre très humble et obéissant serviteur. A Marseille, le comte du Luc.".

    Du 8 janvier au 9 décembre 1715, la création du bourg de Bandol par François de Boyer-Foresta amorce une sensible évolution dans le microcosme maritime local. Le seigneur de Bandol, aidé par des hommes de la Cadière et par Guilhem Soleillet, patron de tartane de Saint-Nazaire, va d’abord réaliser un abri naturel pour la navigation de pêche et de commerce, qui sera évidemment loin d’entraver l’essor de Saint-Nazaire. Mais, dès 1753, le commerce du vin et la pêche prennent une telle importance que les Consuls de Bandol adressent à l’Association générale des Communautés une requête pour la construction d’un port, première mise en concurrence avec Saint-Nazaire. Néanmoins, il faudra attendre 1846 pour que les premiers aménagements voient le jour, avec la construction de la grande jetée ouest et l’édification d’un mur de quai de 40m.

    Escale de la reine d’Espagne et de sa cour à Saint-Nazaire, le 25 septembre 1701
    Le maire de Saint Nazaire reçoit un avis de Monsieur de Grignan qui ordonne aux consuls du lieu “de se préparer à loger la Reine d’Espagne et les personnes de sa Cour et de sa suite, en cas que les gallères qui doivent la porter venant du côté du Port de Monaco soient obligées de relâcher au port du lieu. Et parce qu'il doit être satisfait aux ordres du comte de Grignan sans perte d'aucun temps“. Sur quoi le sieur Maire et consuls firent préparer le logement du mieux qu'il leur fut possible, rassembler des denrées pour la nourriture. Ils firent faire aussi des bâtiments pour faciliter les débarquements de ces personnes, des flambeaux pour les éclairer, et même l'artillerie qui se trouve en ce lieu pour les saluer conformément aux ordres rççus. Pour cela, ils firent aussi acheter de la poudre. La Reine arriva escortée de 11 galères d’Espagne et de France, commandées par le comte du Luc de Vintimille. Les ordres concernant le salut, la préparation des logements, le salairé des gardes, et toutes les autres fournitures, tout fut exécuté rigou¬reusement sous le contrôle du Valet de Ville, Vidal. Les flambeaux qui avaient peu servi furent par la suite utilisés pour les besoins de la communauté. L’escale fut de courte durée.

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