Le Théâtre Poquelin investit la Médiathèque de Sanary
On croyait René Raybaud sans domicile fixe, le voilà établit à l’auditorium de la médiathèque de Sanary. Ferdinand Bernhard, maire de la ville, a trouvé là, l'occasion de diversifier l'offre culturelle de Sanary.
La compagnie du Théâtre Poquelin animera régulièrement cette salle en produisant son répertoire ou en invitant d'autre artistes. René Raybeau a l'intention d'ouvrir le lieu aux amateurs de poésie, de chansons, aux humoristes pour des scènettes ou des lectures, “one man show“. Pour inaugurer cet espace samedi 29 janvier Romain Bouteille y produisait son spectacle: “Les droits des hommes courbes“
Tout au long de l'année on pourra suivre la troupe du théâtre Poquelin à Sanary, soit dans la grande salle du Théâtre Galli où elle se produira huit fois (Molière, Feydeau, Pagnol...), soit à l'auditorium, soit sur le port où on assistera à un genre d'happening théâtral cet été sur le thème de Marius avec la participation des commerçants costumés. Sans dévoiler la mise en scène on verra Marius partir à bord d'un pointu alors que la foule entonnera la Coupo Santo au son d'un accordéon.
Parallèlement les représentations continuent au théâtre du Bosphore à Tamaris avec un festival que l'on annonce très éclectique pour l'été prochain.
Photo: les comédiens de la compagnie Poquelin présents vendredi : Francis Dondi, Hellène Collin, Martine Birukoff, C. Ceytte, Nahalie Défendente, Jean Michel Huet, René Raybaud
Romain Bouteille
“Les droits des hommes courbes“ écrite, mise en scène et interprétée par Romain Bouteille, est une des multiples pièces de ce “théâtreux“ à la fois incontournable et marginal. On ne peut pas dire que Romain Bouteille sature l'espace médiatique et pourtant il n'est pas un acteur ou un comédien dont la carrière est née dans les années soixante, soixante dix ou quatre vingt qui ne se réfère à lui et à l'influence du célèbre Café de la gare.
On y boit très peu de cafés, il n'y a pas de table, pour chauffer la salle, les acteurs servent un verre de rouge aux spectateurs avant le spectacle. Le prix des places est tiré au sort, un franc pour les chanceux, le prix d'un ticket de cinéma pour les autres !
Le succès est au rendez vous, tout le monde veut en être, Depardieu, Renaud, Rufus, Coline Serrau, Josiane Balasko, Gérard Juniot... le succès inquiète Bouteille qui tient à la philosophie d'origine, pas de chef, pas de metteur en scène, l'acteur doit rester maître de son texte, répartition des recettes à parts égales, celui qui s'en va trouve son remplaçant...
Devenu trop étroit le Café de la gare fini par déménager pour s'établir dans un ancien relais de poste du XVIe siècle, l'Auberge de l'aigle d'or dans le Marais. Avec 450 places il devient le plus grand café-théâtre de la capitale.
Gérard Norman
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